Kyriakos Pierrakakis, ministre de l’économie grec et président de l’Eurogroupe, au Conseil européen, à Bruxelles, le 9 mars 2026.

Jeudi 19 mars, lors du sommet de l’Union européenne (UE) qui se déroulera à Bruxelles, Kyriakos Pierrakakis, le ministre grec de l’économie, sera pour la première fois présent en tant que président de l’Eurogroupe, un poste pour lequel il a été nommé en décembre 2025. Il portera ainsi la voix des vingt et un pays de la zone euro. Avec une mission : « Il faut exécuter [les réformes]. » « On n’a pas de désaccord sur la stratégie. Mais maintenant, il faut la mettre en place », expliquait-il, mardi 17 mars, lors d’un passage à Paris, pendant la conférence annuelle d’Euronext, l’entreprise qui détient huit Bourses du Vieux Continent (dont celle d’Athènes).

Son objectif est notamment de rendre concrète la grande réforme européenne intitulée « union de l’épargne et de l’investissement ». Celle-ci part d’un constat simple, mais catastrophique pour l’économie des Vingt-Sept : les Européens ont énormément d’épargne, mais une large partie est investie aux Etats-Unis, où les rendements sont plus élevés. Pour ramener ces sommes de ce côté-ci de l’Atlantique, la Commission européenne propose une série de réformes pour rapprocher et simplifier les marchés de capitaux européens, actuellement très fragmentés.

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