Pour la Banque centrale européenne, la hausse de l’euro n’est pas un problème

Les banquiers centraux n’aiment rien tant que les déclarations ennuyeuses, quand l’inflation et les risques financiers semblent contrôlés, leur rendant toute action inutile. A cette aune, Christine Lagarde semble avoir réussi au-delà de toute espérance. Jeudi 5 février, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé que les taux d’intérêt restaient à 2 %, désormais inchangés depuis juin 2025. Son communiqué de presse est proche d’un copié-collé de celui du mois de décembre 2025.

De son point de vue, l’économie de la zone euro est « résiliente », avec une croissance 2025 de 1,5 %, malgré un environnement mondial « difficile ». L’inflation est à 1,7 % en janvier (sur douze mois), relativement proche de son objectif de moyen terme de 2 %.

Même la poussée de fièvre de l’euro ne semble guère l’émouvoir. Du 27 au 29 janvier, la monnaie unique est pourtant passée au-delà de la barre de 1,20 dollar, pour la première fois depuis presque cinq ans, avant de redescendre autour de 1,18. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, elle s’est appréciée de 15 % face au billet vert.

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