Meilleures Actions
Histoires Web vendredi, mars 1
Bulletin

Quelque 30 000 cas d’asthme chez les enfants de 6 à 11 ans seraient évitables chaque année en France si les expositions à certains polluants de l’air dans les classes étaient réduites, affirme une étude de Santé publique France (SPF) publiée mardi 30 janvier.

Si la présence de polluants et un mauvais renouvellement de l’air dans les classes ont été établis par plusieurs données – dernièrement par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur – c’est la première évaluation quantitative des impacts sur la santé de la pollution de l’air dans les salles de classe des écoles élémentaires, souligne l’agence sanitaire.

« Ces travaux inédits permettent d’estimer que plusieurs dizaines de milliers de cas d’asthme chez les enfants de 6 à 11 ans seraient évitables chaque année en France [grâce à] une réduction des expositions au formaldéhyde en tant que traceur d’une exposition plus globale aux composés organiques volatils et aux moisissures dans les salles de classe », selon ses conclusions.

Plus précisément, près de 30 000 cas d’asthme seraient évitables chaque année chez ces enfants par une réduction des expositions au formaldéhyde, grâce à des actions d’aération et de ventilation, et près de 12 000 cas de sifflements, en éradiquant la présence des moisissures visibles dans les classes, détaille SPF.

Vu l’« enjeu de santé publique » de la qualité de l’air dans les établissements scolaires, où 12 millions d’élèves font leur rentrée chaque année, il est important de poursuivre les actions pour réduire les sources d’exposition et améliorer l’aération des salles de classe, insiste l’agence sanitaire.

Des évaluations quantitatives d’impact sanitaire

Des évaluations quantitatives d’impact sanitaire seront déclinées localement courant 2024, ce qui apportera des estimations plus fines, indispensables à l’action territoriale. « Ces nouvelles évaluations s’intéresseront également à l’impact du trafic routier dans et à proximité des établissements scolaires en milieu urbain et permettront d’évaluer le bénéfice sanitaire d’actions de réduction de la pollution de l’air », selon SPF.

Lors de sa seconde campagne électorale présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de lancer « immédiatement un effort massif de purification de l’air dans nos écoles, nos hôpitaux et tous les bâtiments publics », insistant sur 50 000 morts dues à la pollution, « dont certains enfants ».

Fin août 2023, un collectif de médecins et d’associations a alerté sur une mauvaise qualité de l’air intérieur « dans trop d’écoles » et l’a appelé à tenir cette promesse.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pollution de l’air : à Paris, des écoles toujours au-dessus des normes sanitaires

Le Monde avec AFP

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.