
L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER
Planètes, ou la nouvelle preuve par A plus B des charmes fous, sinon du chocolat Lanvin, du moins du bricolage artistique. Réalisé par Momoko Seto, réalisatrice japonaise installée en France depuis plus de vingt-cinq ans, où elle travaille notamment pour le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le film est une fable écologique travaillée à la science dure (le générique de fin aligne des kilomètres de noms de spécialistes), montée à la mayonnaise d’un surréalisme poétique, dépourvue du moindre dialogue et de toute trace humaine, baignée de sons inouïs, hybridée par la prise de vues réelles macro et l’animation 3D. Un film, en somme, à nul autre pareil.
Son sujet est à l’avenant. L’histoire – accrochez-vous – est celle de quatre akènes de pissenlit s’envolant d’une terre atomisée pour se mettre en quête d’une planète où perpétuer la vie de l’espèce et, ce faisant, verser son écot à la biodiversité. Petit rappel pour ceux qui ont laissé tomber la botanique très tôt : le pissenlit, surabondant dans les champs, est cette fleur jaune qui se transforme en boule blanche mousseuse et volatile, constituée de quelques centaines de graines fichées en forme de parachute au bout d’une tige. Cette chose même sur laquelle les enfants (mais pas seulement) soufflent avec délice pour voir s’envoler gracieusement les akènes portés par le vent.
Il vous reste 76.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




