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Histoires Web mercredi, juillet 17
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Vous êtes devant la Reggio School, dans le nord-est de Madrid. Cette école, « qui accueille des enfants de 2 à 17 ans, est l’œuvre d’Andrés Jaque, architecte espagnol installé à Madrid et doyen de l’école d’architecture de l’université Columbia, à New York. Depuis son inauguration, en septembre 2022, elle a reçu une avalanche de prix », comme le raconte un récent article du Monde. La première impression de ce bâtiment est celle d’un objet presque vivant, organique, composé comme un collage de formes fantaisistes dans un jeu dynamique et joyeux, qui s’écarte de l’architecture conventionnelle.

Evitant l’homogénéisation et les normes unifiées, le projet reposait sur l’idée d’utiliser le moins de ressources possible et d’en minimiser l’emprise au sol. Au lieu d’opter pour une forme horizontale – comme c’est le cas de la plupart des écoles –, la Reggio School est un bâtiment vertical compact qui présente le moins de points de contact avec la terre. La structure du bâtiment a également été façonnée et dimensionnée de sorte que l’épaisseur des murs de charge puisse être réduite en moyenne de plus de 15 centimètres par rapport aux édifices conventionnels en béton armé.

La structure est en briques perforées et béton laissé nu par endroits, et couverte d’une couche de liège partout ailleurs ; 80 % de l’enveloppe du bâtiment est recouverte à l’extérieur d’une épaisseur de 14,2 centimètres de liège dense projeté, à des fins d’isolation. Cette solution naturelle contribue à la réduction de 50 % de l’énergie consommée pour le chauffage de l’école.

Un escalier surdimensionné

Le rez-de-chaussée, dont la conception le place en contact direct avec la terre crue, accessible d’une seule marche, est destiné aux plus jeunes enfants. Les niveaux supérieurs, quant à eux, sont consacrés à l’étude des élèves des classes intermédiaires et supérieures.

Aucun revêtement mural, aucun plafond suspendu, aucun plancher technique surélevé, aucune façade ventilée ne sont utilisés dans ce bâtiment nu. La quantité de matériaux dans les façades, les toitures et les cloisons intérieures a été réduite de 48 %. Cependant, souligne l’article du Monde, « à chaque étage, une ambiance différente. Pour des questions d’économie, les matériaux et gaines techniques sont à nu. Mais la couleur explose partout : un mur peint en orange ici, un autre en vert là, un autre encore bardé de carrelage rose… Et des matériaux de récupération détournés de leur usage distillent dans l’atmosphère un zeste de surréalisme ».

Le deuxième étage, grand ouvert sur les écosystèmes environnants grâce à des arches à l’échelle du paysage, sert de place centrale et de gymnase. Cette zone centrale est conçue comme une agora qui, poursuit l’article du Monde, « ouvre directement sur la lumineuse bibliothèque qui sert, quant à elle, de point de passage vers la cour de récréation. L’escalier qui descend vers la cour a été délibérément surdimensionné pour pouvoir servir à de nombreuses activités, à commencer par la lecture. Des assises spécialement conçues pour s’encastrer dans les marches sont à disposition à la sortie de la bibliothèque ».

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