
Il aura régné seul, en maître absolu et durant près de vingt ans mais, mardi 20 janvier, le Néerlandais Geert Wilders a dû concéder que son Parti pour la liberté (PVV) vivait « un jour noir ». Sept des 26 élus de son groupe parlementaire ont, en effet, décidé de quitter sa formation d’extrême droite et de rejoindre un nouveau groupe que dirigera Gidi Markuszower, 48 ans, qui fut longtemps l’un des alliés fidèles du dirigeant populiste et islamophobe.
Le groupe de dissidents a, au cours d’une réunion, formulé divers reproches à l’égard de Geert Wilders, dont, en premier lieu, l’absence de démocratie interne au sein de son parti. Celui-ci ne dispose, en réalité, d’aucune structure et ne compte depuis sa fondation, en 2006, qu’un seul membre : Geert Wilders. C’est lui, toujours seul, qui a défini le programme, la stratégie et le discours d’une formation essentiellement protestataire, dont la seule participation au pouvoir, de juillet 2024 à juin 2025, s’est avérée désastreuse.
« Le PVV, c’est plus qu’un homme doté d’un compte Twitter [aujourd’hui X], nous pouvons faire autre chose que critiquer sévèrement l’islam », a indiqué M. Markuszower dans un document qu’il a rendu public. « Les besoins des électeurs ne peuvent dépendre des décisions du seul membre du PVV », a-t-il poursuivi.
Il vous reste 73.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



