
Ecologue et écologiste, lépidoptériste, biologiste de l’évolution, démographe à ses heures et surtout intarissable pessimiste, Paul R. Ehrlich est mort à Palo Alto (Californie), le 13 mars, à l’âge de 93 ans. Célébrée par ses pairs, son œuvre scientifique est dominée par l’étude de la dynamique des populations animales (insectes, poissons tropicaux, oiseaux, etc.). Ses travaux ont participé à façonner tout un domaine de recherche, la biologie des populations, au croisement de la génétique, de l’écologie et de l’évolution.
C’est toutefois moins pour sa contribution à la connaissance que pour un livre, The Population Bomb (Ballantine Book), qu’il accède à la notoriété. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, ce volume qu’il publie en 1968 sera l’un des premiers textes à alerter des périls environnementaux engendrés par la recherche insatiable de croissance – quatre ans avant la publication du célèbre rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance. Il sera traduit en français sous le titre La Bombe P (Fayard, 1972).
Il vous reste 76.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




