Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, juillet 17
Bulletin

L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) se met au service des équipes de France olympique et paralympique. Depuis le 8 juillet et jusqu’au 8 septembre, l’Insep, qui verra passer la flamme olympique le 15 juillet, est transformé en camp de base des athlètes tricolores qualifiés pour les Jeux. Et même un peu plus que ça, puisque la pépinière de champions français doit également servir d’antichambre du village des athlètes en Seine-Saint-Denis. Plus de deux cents sportifs et membres de l’encadrement logeront au quotidien à l’Insep lors des dix premiers jours des Jeux, au pic de l’occupation des Bleus.

Ils y séjourneront jusqu’à leur entrée au village, parfois quelques jours seulement avant le début de leurs compétitions. Seize fédérations olympiques et sept paralympiques ont ainsi prévu, selon un planning millimétré, de profiter des installations sportives de l’Insep et de ses services associés (restauration, pôle médical ouvert 7 jours sur 7, optimisation de la performance…) – facturés 90 euros par jour et par athlète.

Pendant deux mois, l’accès à l’institut, situé dans le bois de Vincennes, à Paris, sera fermé aux délégations étrangères – sauf à quelques exceptions, comme, entre autres, l’équipe féminine australienne de water-polo ou des joueurs de badminton brésiliens. Mais aussi aux jeunes pensionnaires habituels des lieux, qui ont été priés de retourner s’entraîner dans les installations de leur fédération d’origine.

Lire aussi l’enquête | Article réservé à nos abonnés Paris 2024 : la France a-t-elle les moyens d’intégrer le top 5 des médailles aux JO ?

« Les équipes de France viendront s’entraîner ici parce qu’on n’est pas si loin que ça du village, elles ont leurs habitudes. On est là pour répondre à leurs besoins, a expliqué Fabien Canu, le directeur général de l’Insep, le 4 juillet, lors d’une présentation du dispositif à la presse. Il y a aussi des partenaires d’entraînement ou des coachs supplémentaires qui ne peuvent pas intégrer le village, parce que les places y sont limitées, qui dormiront ici. »

Des lits de 1,60 m × 2,60 m

Plus de la moitié des 565 olympiens et les trois quarts des 240 paralympiens français devraient transiter par l’Insep avant et pendant les Jeux. Ce ne sera toutefois pas le cas des athlètes dont les sites de compétition sont éloignés de Paris (comme les céistes et kayakistes implantés à Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne ou les surfeurs à Tahiti – une dizaine de sports sont concernés). Ils ne devraient pas non plus séjourner au village olympique, où la délégation tricolore disposera de quelque 500 lits.

Les basketteurs – tout comme les badistes – ont, eux, fait le choix de rester à demeure à l’Insep, attachés à leur lieu de formation, veut croire Fabien Canu. Au prix de quelques ajustements : des lits de 1,60 m × 2,60 m ont été installés dans les chambres pour Victor Wembanyama et les plus grands de ses coéquipiers.

Il vous reste 40.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.