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« On se découvre beaucoup d’amis quand on vient sur ce type d’événement. » Interrogé par les sénateurs, mercredi 17 janvier, sur la problématique du logement des volontaires, qui vont être mobilisés durant les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) cet été, le délégué interministériel aux Jeux, Michel Cadot, a assuré que « la plupart d’entre eux ne vont pas payer leur hébergement mais le trouver par des relations ».

Non rémunérés, les 45 000 volontaires qui ont été sélectionnés par le Comité d’organisation des Jeux (Cojop) auront à leur charge les frais de transport et d’hébergement liés à leur présence sur l’événement. Le Cojop (4,4 milliards d’euros de budget) ne leur propose pas d’options de logement alors que, pour cette période, les hébergements seront sous tension, avec des prix s’envolant dans les hôtels ou les locations de type Airbnb.

« Il y a des contraintes de coût d’hébergement, c’est une réalité, je ne la nie pas », a déclaré M. Cadot, lors de son audition par la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport au Sénat. « Mais, a-t-il ajouté, pour les volontaires, elle était posée dès le départ et acceptée par eux, avec l’envie de participer à quelque chose qui, pour eux, n’a pas de prix. Ils savaient qu’ils ne seraient ni payés ni hébergés, à part quelques milliers d’entre eux. »

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A en croire le délégué interministériel, « les gens trouvent des solutions ». « On se rappelle que l’on était avec tel étudiant », a-t-il notamment expliqué, ajoutant, en citant l’exemple des médecins urgentistes : « Il y a des réseaux. » « Tout le monde n’a pas des parents ou des amis en région parisienne », a toutefois fait valoir le sénateur Michel Savin (Les Républicains).

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Des possesseurs de billets « envisagent de revendre leurs places »

Ce dernier a souligné que cela valait également pour un certain nombre de personnes qui ont acheté des billets pour assister aux compétitions, mais qui, face à la flambée des prix des hôtels et des locations Airbnb, « envisagent de revendre leurs places car ils trouvent ça complètement démesuré ».

Sans nier qu’« une demande très forte entraîne des tensions très fortes », et soulignant que l’« on ne peut pas contrôler complètement le dispositif Airbnb ou hôtelier, même s’il faut essayer de le moraliser au maximum », M. Cadot a estimé que « des solutions peuvent être trouvées ».

Il a ainsi fait référence à sa propre expérience des Jeux, lorsqu’il était allé à Athènes, en 2004, pour assister aux épreuves d’aviron dans lesquelles son fils était engagé. « Nous avions logé dans un camping à trois heures de voiture, où il n’y avait que des gens qui étaient là pour les Jeux », a détaillé le délégué interministériel, considérant que, pour les Jeux de Paris cet été, l’option n’est donc « pas forcément » de se loger « dans des hôtels, pas forcément à Paris ».

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