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« Plus on avance dans le temps et plus le cercle de difficultés se resserre. J’ai rarement vu une telle réactivité des administrations publiques à nos demandes, se félicite Daniel Weizmann, président du Medef Ile-de-France et chef de file du syndicat patronal pour l’organisation des Jeux olympiques (JO) et paralympiques de Paris 2024. Juste un exemple, actuellement l’ouverture des commerces le dimanche [durant les Jeux] est prévue dans quinze arrondissements. Elle devrait probablement concerner tout Paris. »

Alors qu’à l’issue d’une phase de consultation, menée depuis novembre, la Préfecture de police de Paris a communiqué, vendredi 1er mars, les quelques révisions des plans de circulation et des zones de sécurité qui seront mis en œuvre durant les Jeux, les entreprises franciliennes sont entrées dans la préparation de leur organisation estivale.

Publiée en début d’année, la carte interactive du site Anticiperlesjeux.gouv.fr, répertoriant les impacts sur les routes et dans les transports, et visant à faciliter l’anticipation des déplacements, a été prise en main par les employeurs. « On commence à y voir plus clair avec la cartographie en ligne. La seule chose qui manque encore ce sont les documents administratifs qui seront nécessaires pour circuler », note Benoît Derigny, le directeur général de Manpower France.

Cette question du transport est centrale. D’autant que les contraintes concernant les déplacements commenceront bien avant les Jeux, avec l’installation des infrastructures sportives temporaires dans Paris (le pont Alexandre III fermera à la fin d’avril ; la place de la Concorde, en juin), et qu’elles se poursuivront bien après, le démontage de ces installations menant jusqu’en octobre.

Etaler l’arrivée et le départ des salariés

« Les entreprises ont commencé par faire une cartographie du lieu de résidence de leurs salariés, notamment ceux concernés par les zones rouges avec interdiction de circulation motorisée », rapporte Benoît Serre, vice-président délégué de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). Cela les conduit à vouloir jouer sur deux leviers : « Les entreprises sont en train de calculer la mise en place d’horaires décalés pour étaler l’arrivée et le départ des salariés, comme pendant le Covid, et elles réfléchissent à augmenter le nombre de jours de télétravail. »

« On envisage d’ajouter à notre accord d’entreprise, portant sur soixante-dix jours de télétravail par an, un droit à télétravail exceptionnel. Le sujet sera abordé en CSE courant avril », témoigne Frédéric Clinckemaillie, DRH du groupe Alpha, société de conseil qui emploie quelque 400 salariés à Paris.

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