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A chaque édition des Jeux olympiques (JO) son affiche officielle. Il en va de même pour les Jeux paralympiques : des événements de cette importance ne peuvent s’envisager sans support publicitaire et artistique. Dans une démarche inclusive, Paris 2024 a opté pour un diptyque, soit un assemblage de deux tableaux qui se regardent et se complètent l’un l’autre. Ici, une affiche célébrant les Jeux d’été de la XXXIIIe olympiade (26 juillet-11 août). Là, une seconde affiche annonçant la manifestation réservée aux athlètes handicapés (28 août-8 septembre). Juxtaposées, les deux images en composent une seule. Jamais olympisme et paralympisme n’avaient été associés de la sorte sur le plan iconographique.

Dévoilée lundi 4 mars au musée d’Orsay, cette double création est l’œuvre de l’illustrateur français Ugo Gattoni, né en 1988. Diplômé d’école d’art, ce dernier est un spécialiste des fresques, d’où un penchant affirmé, chez lui, pour l’accumulation et le détail. Fidèle à son style, sa commande pour Paris 2024 grouille de personnages, d’objets, de bâtiments, dans un décor de ville-stade et ville-monde à la fois, sorte de Paris entièrement livré à la pratique sportive et situé au bord de la mer.

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Observée en surplomb depuis un plongeoir, sur lequel se devine la devise olympique (Citius, Altius, Fortius – Communiter), sa cité utopique tient elle-même de l’exploit (graphique) : au total, 29 sports olympiques et 18 disciplines paralympiques sont représentés au milieu d’un enchevêtrement de motifs et d’architectures censé « figurer toute la richesse et la diversité de notre projet », d’après Tony Estanguet, le président de Paris 2024.

L’ensemble ressemble à un plan (dense) sur lequel rien n’aurait été oublié : ni les monuments emblématiques de la capitale (le Grand Palais, l’Arc de Triomphe, la place de la Concorde…), ni les symboles de l’olympisme (les anneaux, la torche, la médaille, les podiums, le relais de la flamme…), de la Grèce antique (la statue du Discobole) et de la République (Marianne).

L’affiche des Jeux olympiques.

Clin d’œil au surréalisme, la tour Eiffel a été déplacée au milieu du Stade de France, la marina de Marseille (où se dérouleront les épreuves de voile) est esquissée au loin, tout comme la vague de Teahupo’o (le site de surf, à Tahiti). Dans le ciel, la patrouille de France vole en escadrille (précisons que la voltige n’est pas inscrite au programme olympique). En haut à droite, une île se distingue… la Grande-Bretagne, berceau du paralympisme après la seconde guerre mondiale.

40 000 personnages

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