
Voilà une initiative qui illustre, une nouvelle fois, les problèmes de dépendance de l’Europe dans le domaine stratégique des communications par satellite. MasOrange, l’opérateur espagnol qu’Orange, le géant français des télécoms, détient en coentreprise avec le fonds d’investissement britannique Lorca, a annoncé, dans un communiqué publié le 2 février, avoir passé un accord avec Starlink, la constellation américaine d’Elon Musk. Son objectif : tester sa technologie « direct to cell », qui permet de connecter un smartphone à Internet directement depuis l’espace, sans passer par les réseaux terrestres traditionnels. MasOrange – dont Orange est en passe de mettre la main sur 100 % du capital en rachetant la part de 50 % de Lorca – mène ce « projet pilote » dans la province de Valladolid, précise le comuniqué, se félicitant d’être le premier opérateur à expérimenter un tel service dans le pays.
Aux yeux de MasOrange, celui-ci pourrait avantageusement « compléter » sa couverture mobile, en offrant une solution à ses clients pour se connecter dans les campagnes isolées, les zones montagneuses ou côtières, quand il ne dispose pas d’antenne-relais. « En cas de perte du signal terrestre, le téléphone bascule automatiquement sur la technologie Starlink », résume MasOrange. Avec elle, vante l’opérateur, les utilisateurs pourront se connecter « à WhatsApp, à Google Maps », ou encore envoyer des SMS. De quoi, possiblement, permettre à MasOrange d’afficher une couverture complète du pays, et ainsi se démarquer des concurrents alors que la compétition demeure féroce de l’autre côté des Pyrénées.
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