
La téléphonie mobile par satellite aiguise l’appétit de nombreux opérateurs. A commencer par Orange : ce lundi 2 mars, en ouverture du Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial consacré aux innovations du secteur des télécoms, le géant français a annoncé un partenariat avec la constellation américaine AST SpaceMobile, pour expérimenter son service de direct-to-cell en Roumanie. Cette solution permet de se passer des réseaux terrestres traditionnels pour utiliser son smartphone : les communications sont directement assurées par des satellites, qui font office d’antennes-relais depuis l’espace.
Ces essais, qui porteront sur la téléphonie, l’échange de SMS et l’accès à Internet, débuteront au second semestre 2026. Ils pourraient déboucher sur une offre commerciale. Le numéro un français des télécoms y voit un atout pour compléter sa couverture mobile là où il ne dispose pas de réseau, dans certaines campagnes isolées et autres territoires montagneux.
C’est, surtout, le troisième opérateur de satellites avec lequel Orange s’associe. Le 2 février, sa coentreprise espagnole, MasOrange, a annoncé un « projet pilote » du même ordre avec Starlink, le groupe d’Elon Musk, dans la province de Valladolid. Dans l’Hexagone, Orange a déjà commercialisé, le 11 décembre 2025, un service rudimentaire de SMS par satellite, en s’alliant avec l’américain Skylo. Cette diversité de partenariats permet à Orange de ne « pas mettre tous ses œufs dans le même panier », justifie Michaël Trabbia, le PDG d’Orange Wholesale, au regard de la « maturité encore limitée » de ce nouveau marché.
Il vous reste 58.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




