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Sam Altman a pris un nouveau ticket pour entrer dans le « Hall of Fame » de la Silicon Valley, ce panthéon de la haute technologie où trônent déjà Steve Jobs (Apple), Bill Gates (Microsoft), Jeff Bezos (Amazon) et Elon Musk (Tesla, SpaceX). Après s’être distingué, fin 2022, en sortant le robot conversationnel ChatGPT, le patron-fondateur d’OpenAI veut reconfigurer l’industrie mondiale des semi-conducteurs et lever pour cela des sommes colossales, révèle le Wall Street Journal du 8 février.

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Le quotidien des affaires estime les capitaux nécessaires entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars (6 500 milliards d’euros), 1 000 milliards de plus que l’addition des deux plus grosses capitalisations mondiales, Apple et Microsoft. Une mobilisation financière très au-dessus des capacités des fonds les plus riches et sans commune mesure avec les efforts actuels, qui se chiffrent déjà à quelques centaines de milliards.

La dette peut, selon lui, répondre à son ambition pharaonique : construire des dizaines d’usines de microprocesseurs dans le monde pour développer un secteur de l’IA générative en manque de ces composants essentiels, comme l’illustrent les difficultés de l’américain Nvidia ou du taïwanais TSMC à répondre à la demande sur un marché qui, en l’état des prévisions actuelles, passera de 527 milliards de dollars à 1 000 milliards en 2030. Il faudra aussi de l’électricité décarbonée en grande quantité, notamment d’origine nucléaire, selon Sam Altman.

Le tour des popotes

L’entrepreneur a fait le tour des popotes les mieux garnies et de quelques industriels de taille mondiale : les Emirats arabes unis, lancés depuis les années 2000 dans la course aux technologies ; le japonais SoftBank, grand investisseur dans la tech ; TSMC, fabricant des puces les plus puissantes. Et d’autres encore. « Des discussions productives autour du développement de l’infrastructure mondiale et des chaînes d’approvisionnement pour les puces, l’énergie et les data centers », a résumé une porte-parole d’OpenAI.

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Dans la lignée des entrepreneurs visionnaires américains née avec Thomas Edison à la fin du XIXe siècle, Sam Altman parle de l’IA, capable de produire textes, images et sons, comme d’une révolution en passe de bouleverser le cours de l’humanité. Mais il lui reste à sauter des obstacles considérables, dont le mur d’investissements et la localisation des sites. Le plus difficile à franchir, sans doute. L’enjeu de souveraineté est tel qu’il en a parlé à la secrétaire au commerce, Gina Raimondo : Washington fait tout pour que les puces les plus sophistiquées n’alimentent pas l’effort technologique et militaire de la Chine.

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