Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, à Paris, le 10 mars 2026.

La flambée des prix du gaz et du pétrole, provoquée par les frappes américaines et israéliennes en Iran, aurait pu rouvrir, en Allemagne, un débat sur la souveraineté énergétique du pays. Il n’en a rien été. Au contraire : les propos de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mardi 10 mars, en faveur du développement de l’énergie nucléaire en Europe, dont le déclin a été à ses yeux une « erreur stratégique », ont suscité une levée de boucliers. Y compris au sein de la coalition entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), au pouvoir à Berlin depuis mai 2025.

La ministre de l’économie et de l’énergie, Katherina Reiche (CDU), dont les positions favorables à l’atome sont connues, a salué les déclarations d’Ursula von der Leyen, qui était ministre du travail de la chancelière Angela Merkel quand celle-ci a décidé de faire sortir l’Allemagne du nucléaire au lendemain de la catastrophe de Fukushima, en 2011. Le ministre de l’environnement, Carsten Schneider, membre du SPD, a, en revanche, immédiatement condamné les propos de la présidente de la Commission, qui a appelé au développement de petits réacteurs modulaires (SMR).

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