
Les journées portes ouvertes des universités et grandes écoles, on les a d’abord connues par les séries américaines. Dans un épisode printanier, la famille faisait le tour des campus, matérialisant ainsi le départ imminent des enfants du foyer. Désormais, les JPO de l’enseignement supérieur sont entrées au calendrier des familles françaises à la saison des jonquilles et des vœux sur Parcoursup. Aujourd’hui, l’orientation n’est plus un rite d’émancipation, c’est une activité familiale.
C’est arrivé près de chez nous
Les parents ont noté les dates plusieurs mois à l’avance. S’ils sont séparés, ils se sont réparti les portes ouvertes. Il n’y a parfois que leur rejeton qui a oublié de se rendre disponible.
Arrivés sur place, ils suivent la visite guidée menée par des étudiants en sweat-shirt du campus, que seront peut-être leurs enfants l’an prochain. Pendant les conférences, ils prennent des notes, surlignent toute la plaquette, pendant que le futur étudiant somnole sur sa chaise. Au moins, eux ont réussi à traîner le leur, quand d’autres sont venus sans enfant. (« Il a promis de regarder la conférence de présentation en visio. ») Quand l’animateur demande : « Qui est en 1re ? », « Qui est en terminale ? », les parents oublient que ce n’est pas à eux de lever la main. Ils attendent la fin des présentations pour aller poser les questions qui les turlupinent et disent : « Nous », « Nos choix Parcoursup » pour parler de l’orientation de leur rejeton.
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