
Le Printemps marseillais avait préparé son coup. « Dès samedi dernier, après notre réunion entre candidats, il était clair que l’on déposerait nos listes ce lundi matin », raconte l’ex-maire écologiste Michèle Rubirola, désormais numéro 2 derrière Benoît Payan. Les scores de la veille, qui ont vu le candidat de l’union de la gauche arriver en tête de justesse, au premier tour, devant le Rassemblement national (RN) Franck Allisio (36,70 % contre 35,02 %), et la divers droite Martine Vassal et le député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu être relégués à plus de 20 points (12,41 % et 11,94 %), n’ont rien changé à la stratégie prévue.
Lundi 16 mars à 11 h 30, le maire de Marseille et une vingtaine de ses colistiers sont arrivés en cortège à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Une mise en scène bien rodée pour médiatiser au mieux le dépôt de leurs listes pour le second tour. Des listes inchangées pour la mairie centrale comme pour l’ensemble des huit secteurs de la ville dans lesquels le Printemps marseillais est qualifié. Une stratégie pour couper court à toute pression sur une possible fusion avec les listes LFI, alors qu’à Toulouse, à Lyon ou plus proche encore, à Avignon, cette option prenait corps.
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