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« Partout où vous regardez en Arabie saoudite, vous voyez la croissance et le progrès et je suis heureux d’en faire partie. » La déclaration n’émane pas d’un dirigeant saoudien, mais de Rafael Nadal. Quelques jours après son retour – avorté – à la compétition après quasiment un an sans jouer pour cause de blessure, l’Espagnol aux vingt-deux titres du Grand Chelem a fait à nouveau les gros titres sur le circuit en étant désigné, lundi 15 janvier, ambassadeur de la Fédération saoudienne de tennis (STF). Il y assurera la « promotion du tennis », et une académie Rafa Nadal devrait y voir le jour.

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Le Majorquin de 37 ans vient grossir la liste des têtes de gondole du sport mondial attirées par la monarchie… et ses pétrodollars. Avant lui, Lionel Messi avait été nommé ambassadeur du tourisme en 2022, et Cristiano Ronaldo et Karim Benzema sont devenus les têtes d’affiche du championnat saoudien.

Depuis plusieurs années, l’Arabie saoudite développe une stratégie sportive tous azimuts avec la Formule 1, la MotoGP, le circuit de golf LIV, le football – elle est seule candidate à l’organisation de la Coupe du monde 2034 –, voire… le billard. Manière pour le royaume d’utiliser le sport pour blanchir son image (stratégie de « sportwashing »), entachée notamment par l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, et régulièrement accusé d’atteintes aux droits humains, comme le dénoncent les organisations de défense de ces droits.

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Au tour du tennis, donc, de prendre ses quartiers dans la monarchie du Golfe. En novembre, le Masters Next Gen – tournoi réunissant les meilleurs joueurs de moins de 22 ans – a été délocalisé à Djedda, après Milan. Le contrat de cinq ans signé avec l’ATP, qui gère le circuit masculin, « signale la volonté du pays de faire du tennis une grande partie de son calendrier international et il est le premier d’une série de tournois qui pourraient être organisés en Arabie saoudite », s’est félicitée la STF.

Une évolution « inévitable »

A la fin de décembre, la Riyadh Season Tennis Cup a accueilli le patron du circuit Novak Djokovic et son dauphin espagnol Carlos Alcaraz, ainsi que la Biélorusse Aryna Sabalenka (numéro 2 mondiale) et la Tunisienne Ons Jabeur (numéro 6) à l’occasion d’une exhibition en marge du lancement de la saison 2024. « C’était une expérience extraordinaire, s’est enthousiasmée Sabalenka. Ils nous ont vraiment bien traités. (…) Ils aiment vraiment le tennis. »

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L’Arabie saoudite pourrait bien accueillir le Masters WTA, où s’affrontent en fin de saison les huit meilleures joueuses de l’année. En juin 2023, le président de la WTA, Steve Simon, a fait savoir que l’instance encadrant le circuit professionnel féminin « évaluait » la possibilité de déplacer ce tournoi dans le royaume, tout en concédant que l’option était « difficile et complexe ».

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