Des agents de sécurité installent des barrières près de la pyramide de verre du Musée du Louvre, le 20 octobre 2025, au lendemain d’un spectaculaire cambriolage, à Paris.

Interrogée par France Inter, la nouvelle ministre de la culture, Catherine Pégard, a estimé lundi 30 mars, lors de sa première interview depuis qu’elle a succédé, à la fin de février, à Rachida Dati, qu’il faudrait « aménager » le vaste plan de rénovation du Louvre annoncé en 2025 par le président de la République, Emmanuel Macron. Et ce, afin d’y « intégrer davantage » les questions de sûreté et de répondre aux failles mises au jour par le casse du 19 octobre.

Evalué à plus de 1 milliard d’euros, le plan baptisé « Louvre-Nouvelle Renaissance », qui prévoit la rénovation du bâtiment existant et l’aménagement d’un nouvel espace pour La Joconde, a été brandi par l’ancienne direction du musée comme la réponse aux dysfonctionnements de l’établissement. Mis entre parenthèses depuis le cambriolage, ce plan « conserve toute sa nécessité pour que le Louvre soit présent dans ce XXIe siècle, comme il a été dans le XXe, comme le plus grand musée du monde », a affirmé Mme Pégard.

Mais, a-t-elle ajouté, « nous allons travailler à aménager probablement certains aspects de ce plan, à en renforcer d’autres, peut-être à préciser le cahier des charges pour intégrer davantage les questions de sûreté et de sécurité ». La ministre entend ainsi mettre « la sécurité et la sûreté peut-être plus en avant qu’on ne l’avait fait », tout en « racontant la magnificence du Louvre de demain ». « Ce n’est pas l’un ou l’autre », a ajouté cette ancienne présidente du château de Versailles.

Ce plan a connu un premier accroc avec le report sine die, en février, de la désignation du groupement d’architectes chargé du volet réaménagement du Louvre.

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« Année utile » pour la culture

Catherine Pégard a également assuré vouloir faire du temps qui reste avant la présidentielle de 2027 une « année utile » pour la culture, « utile pour ouvrir la culture à tous, mais utile aussi pour les artistes ».

Elle a toutefois reconnu que son action serait limitée par les restrictions budgétaires, qui ont déjà conduit à réduire de 173,4 millions les crédits accordés à la culture cette année (sur 3,7 milliards d’euros hors audiovisuel).

« Il est évident que ça va être extrêmement difficile parce que nous devons participer à l’effort commun », a-t-elle expliqué, assurant qu’elle essayait déjà de « sanctuariser » le budget actuel pour 2027 et de « grappiller ici et là quelques subventions supplémentaires dont nous avons besoin d’urgence ».

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Le Monde avec AFP

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