
Ajaccio aime enchevêtrer politique, tradition et ferveur. Le chant napoléonien L’Ajaccienne, immortalisé par Tino Rossi et entonné par la foule a donc retenti devant l’hôtel de ville, le soir du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, peu après 20 heures, pour ovationner le maire (divers droite), Stéphane Sbraggia, 51 ans, reconduit à son poste (46,51 %), devant le nationaliste Jean-Paul Carrolaggi (40,85 %) et le délégué régional du Rassemblement national (RN), François Filoni (12,64 %).
« Je suis le maire de tous les Ajacciens et je suis fier de notre bilan et de notre campagne que nous avons menée dans un bon état d’esprit », a lancé Stéphane Sbraggia, voulant adresser un « message positif à la population » aux côtés de son prédécesseur, le député (Horizons) Laurent Marcangeli, dont il a été le premier adjoint.
Cette liesse, qui clôt une campagne électorale tendue, fait écho aux célébrations de la fête patronale de la Madunnuccia, dans l’entre-deux tours, les 17 et 18 mars. Face à la mairie, les équipes des candidats y ont battu le pavé, entamant une discussion très affable, croquant un beignet avant d’allumer un cierge sous la statue de la patronne de la cité depuis trois cent soixante-dix ans. Les équipes de François Filoni, 68 ans, y ont été les moins visibles. « Aller à la Madunnuccia, c’est un acte de foi, pas un acte politique », se renfrogne l’homme du RN corse qui a salué sa « percée historique ».
Il vous reste 79.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




