Stéphane Roudaut célèbre sa victoire aux municipales dans un bar du port de Brest (Finistère ), le 22 mars 2026.

En Bretagne, la gauche sort sonnée de ce second tour. En responsabilité dans la majorité des exécutifs de la péninsule, elle a beaucoup perdu dimanche. A commencer par Brest, où le socialiste François Cuillandre briguait un cinquième mandat. Sorti en deuxième position du premier tour, le septuagénaire a tenté une improbable fusion avec la liste LFI. Cette proposition n’a convaincu que 38,3 % des suffrages. En face, Stéphane Roudaut (divers droite) a survolé le scrutin avec un score de 57,38 %. Il a ainsi doublé le nombre de voix collectées entre le premier et le second tour en vampirisant celles du RN, tombé à 4,31 % dimanche. Mais il a surtout aimanté les bulletins de ceux décidés à « tourner » la page Cuillandre. Ailleurs en Finistère, la droite conserve Concarneau, Douarnenez, Plougastel-Daoulas.

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L’autre coup de tonnerre breton a éclaté à Saint-Brieuc, préfecture des Côtes-d’Armor, où la droite s’est imposée. Candidat (Horizons) âgé de 30 ans, Victor Bonnot a doublé le maire sortant, Hervé Guihard (Place publique), dans une quadrangulaire où les listes d’extrême droite et LFI ont chuté à un peu plus de 7 % chacune. Victor Bonnot a rassemblé 44,56 % des suffrages. C’est quatre points de plus qu’Hervé Guihard (40,29 %). Autour de la préfecture des Côtes-d’Armor, la droite a fait basculer Plérin et Lamballe-Armor. Ailleurs, elle conserve des fiefs comme Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Le maire sortant, Gilles Lurton, a amplifié son score du premier tour et engrangé 51,43 % des voix.

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