Le maire sortant (divers droite) de Toulouse et candidat à sa réélection, Jean-Luc Moudenc, le 15 mars 2026.

Tous les sondages déjoués, toutes les alliances à revoir. En arrivant en deuxième position derrière le maire sortant (divers droite) Jean-Luc Moudenc, François Piquemal, tête de liste La France insoumise (LFI), a créé la surprise à Toulouse. Il devance de presque 3 points la liste d’union de la gauche, menée par le socialiste François Briançon, loin derrière le maire sortant qui fait le plein lors de ce premier tour.

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Avec 37,23 % des suffrages, M. Moudenc élimine de la course au Capitole le candidat du Rassemblement national (RN) Julien Leonardelli, qui avec 5,38 % des voix passe loin de la qualification. M. Moudenc, qui se présente pour un troisième mandat d’affilée, a atteint son objectif prioritaire : écarter du conseil municipal le parti d’extrême droite avant de tenter de rassembler, au second tour, les électeurs de centre gauche. « Le premier danger, je l’ai toujours dit, c’est le mélenchonisme, a-t-il déclaré au soir de ce premier tour. Rien n’est joué. Le second tour s’annonce serré. J’invite les Toulousains à se rassembler. »

Parti très tôt en campagne, dès l’été 2025, démissionnaire du parti Les Républicains en 2022, ce centriste catholique, héritier politique de Dominique Baudis (1947-2014), a refusé plusieurs fois de devenir ministre pour se consacrer à sa ville. Si son bilan sur les transports ou la transition écologique sont critiqués, il a mis l’accent sur la sécurité et le réaménagement urbain de la ville. Toujours dans une gestion qui refuse la dette, et sans prendre de grands risques ni lancer de grands projets. Son bon score est une petite surprise, mais ceux de ses adversaires le sont encore plus.

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