Histoires Web samedi, février 14
Municipales à Saint-Amand-les-Eaux : Fabien Roussel défend l’héritage du communisme municipal et joue son avenir national

« Battu, mais pas abattu. Et je resterai toujours debout. » Le soir de sa défaite, dès le premier tour des élections législatives anticipées, le 30 juin 2024, Fabien Roussel, le député sortant, est sonné. « J’ai vu les résultats des premiers bureaux de vote à Saint-Amand-les-Eaux, j’ai compris tout de suite », raconte le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et maire de la ville. Dans la 20e circonscription du Nord, fief communiste depuis 1962, on s’était habitué aux victoires confortables. C’est pourtant le jeune candidat du Rassemblement national (RN), Guillaume Florquin, qui vient de faire tomber le bastion.

Au cœur de cette circonscription, Saint-Amand-les-Eaux est une de ces villes moyennes qui ont longtemps vécu de l’activité minière toute proche. Un bourg commerçant dans un bassin rural et ouvrier, qui a fait vivre des petites industries métallurgiques et verrières, une culture syndicale et militante, et une singularité : ses sources d’eau minérale et ses thermes.

Fabien Roussel y siège depuis 2014 dans l’équipe du communiste Alain Bocquet, trente ans à la tête de la ville. Celui qui fut aussi député PCF sans discontinuer pendant trente-neuf ans décide, en janvier 2025, de raccrocher l’écharpe tricolore pour installer Fabien Roussel dans le fauteuil de maire. S’il évoque des raisons d’âge (il a 79 ans) et de santé, ce passage de témoin à quinze mois des municipales offre un marchepied à celui qu’il a adoubé comme son successeur et qui est à la peine après sa défaite.

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