Eric Ciotti, vainqueur des municipales à Nice, le 22 mars 2026.

Des larmes et des confettis. A l’intérieur de la permanence de Christian Estrosi, de nombreux militants et colistiers étaient déjà en pleurs lorsque le maire sortant, sévèrement battu par le candidat d’extrême droite Eric Ciotti, est arrivé main dans la main avec son épouse Laura, peu avant 22 heures, dimanche 22 mars. Visiblement ému, il a assuré à ses troupes qu’avoir été maire de Nice pendant dix-huit ans a été « l’honneur » de sa vie. Pour le reste, « l’histoire jugera », a-t-il ajouté, en s’en prenant vivement à la candidate de la gauche, Juliette Chesnel-Le Roux, qui a refusé sa main tendue. « Le front républicain est mort ce soir à Nice », a-t-il conclu avant d’annoncer qu’il ne siégerait pas dans l’opposition au conseil municipal et comptait « prendre le recul nécessaire ».

Quelques minutes auparavant, sur le port fermé par des cordons de police, le vainqueur escaladait une estrade sous les hourras et les confettis lancés par ses partisans. « Nous avons grimpé l’Himalaya par la face nord », s’est félicité Eric Ciotti avant de jurer que « partout l’alternance est possible ». Sa stratégie d’alliance avec le Rassemblement national (RN) s’est révélée gagnante. Assurant vouloir « tendre la main à ceux qui ont voté différemment », il a promis d’œuvrer « pour le rassemblement » : « Nice sera une ville fraternelle et ouverte ».

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