
« Cette fois, il y a match. » A Nantes, la prédiction de Foulques Chombart de Lauwe, candidat Les Républicains (LR) à la tête d’une liste d’union de la droite et du centre, est devenue réalité. Au soir du premier tour, le challenger, parti en campagne en franc-tireur dès l’automne 2023, poursuit son irrésistible ascension et peut caresser le rêve de réaliser « le hold-up du siècle », selon la formule qu’il affectionne. A savoir : ravir la mairie de Nantes, bastion de la gauche depuis 1989, à la socialiste Johanna Rolland.
Le voici au coude-à-coude avec l’édile sortante, numéro deux du Parti socialiste (PS), qui brigue un troisième mandat. Avec 35,24 % des suffrages, Mme Rolland devance son adversaire de moins de deux points (33,77 %). Et se rassure, façon méthode Coué, en soulignant que « près de 55 % des Nantaises et des Nantais se sont portés sur des listes de gauche », dimanche 15 mars. La vérité est moins enjouée : la majorité sortante est « assommée », de l’aveu de l’un de ses membres.
Le programme du candidat LR, axé sur la sécurité, fait manifestement mouche. M. Chombart de Lauwe, qui a officié au sein de l’Agence française de développement et exerce désormais la profession de chasseur de têtes, promet de doubler les effectifs de la police municipale, au nombre de 235 aujourd’hui, ainsi que de les équiper d’armes létales. Il entend également doper la vidéosurveillance et soutient sans réserve la création d’un centre de rétention administrative (CRA), structure réservée aux étrangers en situation d’expulsion sur le territoire.
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