
Faire vite pour maintenir la dynamique favorable à la gauche, clarifier les termes de l’accord pour convaincre d’autres partenaires, et vider de sa substance la polémique allumée par Jean-Michel Aulas, sur « le danger » que représenterait la présence « insoumise ». C’est avec ce triple objectif qu’Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise, LFI) et Grégory Doucet (Les Ecologistes) sont parvenus à se mettre d’accord en moins de vingt-quatre heures, sur « la fusion technique » des listes « insoumises » et de celles de l’union de la gauche, en vue de remporter le second tour des élections municipales à Lyon.
« Au-delà des appartenances, ce qui unit la gauche lyonnaise est plus fort que ce qui la sépare » s’est félicitée l’équipe de Grégory Doucet, dans un communiqué diffusé lundi 16 mars à 17 heures. Une demi-heure plus tard, Anaïs Belouassa-Cherifi s’exprimait à proximité de son QG de campagne, dans un timing soigneusement préparé. « Il faut que cette ville soit toujours une ville de gauche », a justifié la députée « insoumise », 32 ans, élue en 2024 dans la 1ère circonscription du Rhône. Les tensions avec les instances nationales de LFI, du Parti socialiste (PS) ou de Place publique, n’ont rien empêché localement, d’autant que les exécutifs sortants de la gauche, à Lyon et à la métropole, avait expérimenté leur entente durant le mandat écoulé.
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