Histoires Web mercredi, février 25
Arnaud Deslandes, maire par intérim et candidat socialiste à la mairie de Lille, le 20 février 2026.

Il voulait l’éviter, mais, à Lille, la guerre des gauches aura bien lieu. Arnaud Deslandes, le successeur socialiste depuis avril 2025 de Martine Aubry a, un temps, caressé l’espoir d’une union avec les écologistes, voire avec les « insoumis ». Elu maire de Lille à la suite de la démission de celle qui a tenu le beffroi pendant vingt-quatre ans, Arnaud Deslandes a rapidement été confronté à la réalité locale : Stéphane Baly, le chef de file des écologistes, veut prendre sa revanche – battu de 227 voix seulement en 2020, il a toujours refusé d’entendre parler d’une liste commune au premier tour.

Cet enseignant-chercheur a pour lui d’avoir été investi très tôt pour repartir au combat. Dès novembre 2024, il s’est posé en candidat et a ratissé un terrain lillois qu’il connaît déjà bien. Alors que les écologistes siégeaient aux côtés de l’équipe Aubry lors du mandat 2014-2020, les tensions se sont accumulées et cristallisées autour du projet d’aménagement de la friche Saint-Sauveur, ancienne gare SNCF en bordure du cœur de ville où Martine Aubry voulait créer un nouveau quartier. Les écologistes ont dénoncé une « bétonisation » et défendu l’idée d’un grand parc urbain, qui scellera la rupture. L’union chère à Pierre Mauroy, le maire socialiste de 1973 à 2001, qui avait toujours prévalu jusque-là, n’est plus une valeur cardinale à Lille depuis 2020.

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