
L’arrière est un joueur à part. Sa position le place à distance de la zone de combat, libre alors à lui de se proposer pour amener le déséquilibre et s’engouffrer dans un intervalle. Numéro 15 dans le dos, Serge Blanco était le roi incontesté du surgissement. A 67 ans, la légende du rugby français a mis cet instinct au service d’une nouvelle carrière : homme politique. En moins de quatre mois depuis l’annonce de sa candidature, il a conquis la mairie de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Au second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, Serge Blanco (sans étiquette, 41,92 %) a devancé la maire sortante, Maider Arosteguy (Les Républicains, 32,21 %) et une liste d’union de la gauche et du centre menée par Ana Ezcurra (25,87 %).
Première campagne et première victoire. L’homme s’était pourtant juré de ne jamais se piquer de politique. Serge Blanco avait déjà eu assez de vies. Ajusteur chez Dassault, représentant de commerce pour Pernod Ricard, prête-nom pour une marque de vêtements, ou encore patron d’un centre de thalassothérapie, le fils d’une garde-barrière et d’un père policier vénézuélien (décédé avant les 2 ans du garçon) a su faire fructifier sa notoriété sportive. En 1989, l’arrière du Biarritz olympique (le « BO », son club de toujours) refusait la proposition du maire centriste Bernard Marie de figurer sur sa liste en compagnie de sa fille, Michèle Alliot-Marie.
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