Encore un peu de suspense ? Dimanche 22 mars, au soir du second tour des municipales 2026, Jean-Michel Aulas a refusé de reconnaître sa défaite dans la course à la mairie de Lyon. « Je prends acte de l’avance infime de M. Doucet et tiens d’ores et déjà à exprimer mes réserves quant au résultat final du fait des très nombreuses irrégularités constatées », a déclaré la tête de liste de la droite et du centre devant ses militants. Longtemps annoncée gagnante, sa liste, qui a remporté 49,33 % des suffrages, est passée à 2 762 voix de la victoire.
Ira-t-il jusqu’au bout de la procédure d’annulation du scrutin ? Lundi 22 mars, sur Facebook, le candidat défait a annoncé qu’il allait finalement « jouer pleinement [son] rôle à la métropole », dans ce qui ressemble à une reconnaissance de la victoire de Grégory Doucet.
D’autres que lui ont également évoqué la perspective d’un recours. Ainsi à Nîmes, dimanche soir, le vice-président du Rassemblement national (RN), Julien Sanchez (37,92 %), arrivé deuxième derrière le communiste Vincent Bouget (40,97 %), annonçait également son intention de contester les résultats.
Qu’est-ce qu’une protestation électorale ?
La protestation électorale, plus souvent appelée « recours électoral » dans le langage courant, est un dispositif légal permettant de réclamer l’annulation d’un scrutin. L’article 248 du code électoral prévoit en effet qu’outre le préfet, « tout électeur et tout éligible a le droit d’arguer de nullité les opérations électorales de la commune devant le tribunal administratif ». Les partis ne peuvent donc pas les déposer eux-mêmes.
Le dépôt d’une protestation électorale n’a pas de caractère suspensif : la tête de liste et ses colistiers donnés vainqueurs entrent en poste et exercent leurs fonctions municipales tant que le scrutin n’a pas été annulé. Ainsi, Grégory Doucet est maire de Lyon tant que le tribunal administratif n’en juge pas autrement.
Concrètement, comment se passe un recours ?
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