
Le Medef voit d’un très mauvais œil la poussée de La France insoumise (LFI) aux élections municipales. Depuis lundi 16 mars, des structures territoriales de l’organisation patronale manifestent leurs craintes face aux alliances qui se nouent dans plusieurs grandes villes entre des listes emmenées par le parti de Jean-Luc Mélenchon et celles conduites par d’autres forces de gauche, dans le but de conserver ou de gagner des mairies. Le mouvement d’employeurs redoute que la philosophie, selon lui, « anti-entreprise » de LFI soit mise en application dans certaines métropoles, en cas de victoire de cette formation avec ses alliés, le 22 mars.
Dès le lendemain du premier tour de scrutin, le Medef de Haute-Garonne est intervenu publiquement, par le biais d’un communiqué, pour dénoncer le pacte « contre-nature » scellé à Toulouse par François Piquemal (LFI) et François Briançon (PS). Interrogé par Le Monde, le président de cette organisation, Pierre-Olivier Nau, dit avoir peur que le chef-lieu de la région Occitanie devienne « un laboratoire de la décroissance » si l’attelage de gauche l’emporte. Il appréhende une « explosion de la fiscalité » pesant sur les employeurs et s’interroge sur la possible remise en cause de projets qu’il estime vitaux pour le territoire, du fait des orientations affichées par M. Piquemal : ligne ferroviaire à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux, construction de logements neufs, mise à disposition de foncier pour développer des activités… Sa position est partagée, sur bien des points, par l’antenne départementale de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Les deux mouvements patronaux appellent même, séparément, à voter en faveur de la liste du maire sortant, Jean-Luc Moudenc (divers droite).
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