
A Villeneuve-Saint-Georges, Kristell Niasme croise tous les jours des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Logique, dans cette commune du Val-de-Marne où le candidat de La France insoumise (LFI) est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle en 2022 avec 46,19 %. « Des gens me disent le soutenir, mais vont voter pour moi alors que je suis profondément une femme de droite », expliquait au Monde la candidate du parti Les Républicains (LR) en février 2025.
Ce grand écart électoral explique en partie sa victoire contre l’« insoumis » Louis Boyard, lors d’une municipale partielle très scrutée. Le président de LR, Bruno Retailleau, a érigé cette ancienne formatrice en informatique en symbole, celui d’une droite des banlieues solide sur ses bases locales face au « danger » LFI.
« Les municipales sont d’abord des élections locales », répète le président de LR. Tant mieux pour son parti en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars. Dans l’ancienne « ceinture rouge » communiste de l’Est parisien, le bleu de LR, de l’Union démocrate et indépendant (UDI) ou divers droite, est devenu la couleur prédominante au niveau municipal depuis 2014.
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