Après une campagne municipale souvent éprouvante, il se voyait déjà installé dans le fauteuil de maire de sa commune. Mais c’était sans compter sur un dernier coup de théâtre. À Valframbert (Orne), petite commune de près de 1 700 habitants aux portes d’Alençon, Marc Lorand-Brionne a été évincé par ses colistiers lors du premier conseil municipal. Une situation rare. Les colistiers sont en effet libres d’élire n’importe quel conseiller qui se présente à l’élection pendant le conseil municipal d’installation.
« C’est une fronde », fustige Marc Lorand-Brionne dans les colonnes de L’Orne hebdo. Dès le premier tour, le 15 mars, la liste « Valframbert avance avec vous » (sans étiquette) qu’il conduisait a recueilli 52,07 % des suffrages, 32 voix de plus que celle de Francine Thefaine. Le lendemain de l’élection, le Valframbertois reçoit un mail collectif de ses colistiers lui annonçant qu’ils ne voteraient pas pour lui lors de l’élection du maire. S’il envisage dans un premier temps de se rendre au conseil municipal d’installation, dimanche 22 mars, il finit par y renoncer pour des raisons de santé. En son absence, un seul candidat s’est déclaré, Henri Chérel, troisième sur la liste, qui a finalement été élu maire du village.
Dans un communiqué transmis à la presse, les colistiers font état de « difficultés importantes de fonctionnement de la tête de liste » au cours de la campagne qui ont « profondément fragilisé et affecté l’organisation et la dynamique du groupe ». Si l’équipe précise que « cette décision n’est ni une rupture ni une mise à l’écart arbitraire », Marc Lorand-Brionne, lui, l’a vécue comme « une véritable humiliation », a-t-il confié à France 3 Normandie. Sa mise au ban a été dénoncée par un élu d’opposition, Michel Maillard. « Ethiquement parlant, vous avez leurré vos électeurs », a-t-il affirmé pendant le conseil municipal d’installation, selon L’Orne hebdo.
« C’est une honte »
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