Eric Ciotti, le président de l’Union des droites pour la République (UDR, ralliée au Rassemblement national), lors d’une conférence de presse, à Nice, le 29 septembre 2025.

Le feuilleton s’annonçait politiquement violent ; il sera peut-être impitoyable. La première semaine d’affrontement officiel entre l’actuel maire (Horizons) de Nice, Christian Estrosi, et le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti (Union des droites pour la République, UDR, ralliée au Rassemblement national), tous deux candidats aux municipales de Nice, s’est soldée par pas moins de deux joutes verbales par médias interposés, un dépôt de plainte, un montage vidéo, des insultes publiques et une demande formelle d’excuses.

En campagne depuis août, M. Ciotti est aux prises avec M. Estrosi, son principal rival et candidat à un quatrième mandat d’affilée. La lutte est à couteaux tirés. En effet, les deux hommes, naguère amis, qui s’affrontent pour la première fois dans les urnes, s’accusent mutuellement de « coups bas », d’« insultes » et de « mensonges ». En raison du lancement officiel de la campagne de M. Estrosi, samedi 22 novembre, les tensions se sont encore accrues.

Dans le tout nouveau Centre des congrès du port, en face de la permanence historique de M. Ciotti, M. Estrosi a diffusé un montage vidéo avant de monter sur scène : on y retrouve son adversaire, plus jeune d’une quinzaine d’années et à l’époque très proche de lui, faisant son éloge. « Christian Estrosi a tout donné à Nice (…), peut-on l’entendre dire. Si je suis votre député, c’est à Christian que je le dois. Je ne serais pas là sans lui»

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