
Après le décès du militant d’extrême droite Quentin Deranque, samedi 14 février, roué de coups en marge d’une conférence de l’eurodéputée (La France insoumise, LFI) Rima Hassan, jeudi à Lyon, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se retrouve au centre d’une tempête politique, accusé pour ses liens – revendiqués – avec la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste dissous en juin 2025. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a ainsi pointé « des liens extrêmement forts entre La France insoumise et la Jeune Garde », au micro de France Inter, lundi 16 février. Au même micro, mardi 17 février, Manuel Bompard a affirmé : « Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame (…) Il n’y a aucun lien entre La France insoumise et ce drame. (…) Raphaël Arnault n’avait plus aucun rapport avec la Jeune Garde. Il a été porte-parole et fondateur, depuis qu’il a été élu député [du Vaucluse en 2024], il n’exerce plus aucune fonction, aucune responsabilité dans la Jeune Garde, il n’a aucun rapport avec ces événements. Il était à l’Assemblée nationale [jeudi]. »
Si le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, est resté prudent, lundi 16 février, lors de sa conférence de presse sur l’implication de la Jeune Garde, la mort du militant et les suspicions visant le groupuscule dans le drame ont surtout nourri le débat entre les pourfendeurs de toute alliance avec LFI et ceux qui l’espèrent encore en vue de l’élection présidentielle de 2027. « Si Jean-Luc Mélenchon réfute la violence politique, alors il devrait être capable d’expulser ceux qui contribuent au climat de violence avec leurs mots comme Raphaël Arnault ou Rima Hassan. A gauche, on ne cultive pas les ambiguïtés stratégiques avec la violence politique, on rompt avec », tranche le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, où M. Mélenchon tenait un meeting dimanche.
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