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Le duel attendu entre les deux sprinteurs made in USA a tourné à l’avantage de Christian Coleman, au détriment de Noah Lyles. Le premier a fait parler ses qualités naturelles pour jaillir des starting-blocks et remporter la finale mondiale du 60 mètres devant son compatriote, vendredi 1er mars à l’Emirates Arena de Glasgow (Ecosse). Le Jamaïcain Ackeem Blake a pris la médaille de bronze.

Déjà titré en salle en 2018 et vice-champion en 2022, l’athlète d’Atlanta (Géorgie) a résisté au retour du roi des sprinteurs, son compatriote Noah Lyles, six fois champion du monde en plein air sur 100 mètres, 200 mètres et 4 × 100 mètres. Il s’est imposé en 6 s 41, meilleure performance de la saison, devançant de trois centièmes son rival.

Dès les demi-finales, Coleman avait lancé un avertissement à son compatriote en remportant sa course en 6 s 43, tandis que Lyles s’imposait dans la sienne en 6 s 47. Sur 60 mètres, la hiérarchie est renversée. En véritable spécialiste du départ, le premier détient d’ailleurs le record du monde du 60 mètres depuis 2018 en 6 s 34.

« Seulement » triple champion du monde en plein air (une fois sur 100 mètres et deux fois grâce au 4 × 100 mètres), si l’on compare au palmarès mieux garni de Lyles, Christian Coleman a pris sa revanche sur celui qui l’a battu lors des derniers championnats indoor des Etats-Unis, d’un petit centième (6 s 44 contre 6 s 43, à Albuquerque).

Coleman suspendu en 2020

Doté d’un charisme tout relatif, le nouveau champion du monde en salle ne fascine pas les foules. Comme toujours, Noah Lyles a eu les faveurs du public. Par le passé, Coleman a connu de nombreux démêlés avec les autorités antidopage. Une première fois quand il a failli être privé des Mondiaux 2019 à cause de trois manquements aux obligations de localisation. Ses avocats trouvent alors une faille juridique, relevant que ses « no show » s’étendent sur une période non réglementaire.

Après son doublé 100 mètres et 4 × 100 mètres au Qatar, il n’échappe cette fois-ci pas à une suspension de deux ans pour la même infraction. Même si elle est finalement réduite à dix-huit mois après un appel auprès du Tribunal arbitral du sport, Christian Coleman manque les JO de Tokyo en 2021.

A Paris, si les deux hommes se qualifient en franchissant les redoutables Trials (sélections olympiques américaines impitoyables), Coleman sera l’un des rivaux principaux de Lyles sur le 100 mètres. A Glasgow, ce dernier n’a pas tout perdu. Cinquième sprinteur de l’histoire à réussir un doublé 100-200 mètres lors de la même édition des Mondiaux en 2023 à Budapest, le Floridien ajoute une médaille qui manquait à sa riche collection.

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