
Personne n’a dit que ce serait facile et l’Italie a effectivement souffert pour passer le premier obstacle vers un retour à la Coupe du monde de football. Non qualifiée pour les éditions 2018 en Russie et 2022 au Qatar, la Squadra Azzurra a battu l’Irlande du Nord (2-0), jeudi 26 mars, à Bergame, dans le nord du pays, en demi-finale des barrages européens.
Pour voir l’Amérique cet été et disputer son premier mondial depuis 2014, l’Italie doit s’imposer, mardi, en Bosnie, vainqueur du Pays de Galles à Cardiff dans l’autre demi-finale (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 2).
Il a fallu presque une heure aux joueurs italiens pour rassurer leurs « tifosi » et prendre le dessus sur une courageuse mais limitée sélection nord-irlandaise, 67ᵉ au classement mondial. Le sélectionneur, Gennaro Gattuso, champion du monde 2006 en tant que joueur, a vu son équipe prendre un départ idéal avec une belle occasion de Federico Dimarco dès la 7ᵉ minute, gaspillée ensuite par Sandro Tonali, maladroit au moment de négocier le ballon repoussé par le gardien nord-irlandais, Pierce Charles.
La Nazionale a ensuite commencé à trembler sur l’un des rares contres nord-irlandais (20e) et à douter, d’autant que ses attaquants, comme Matteo Retegui, manquaient de précision (45 + 1). De retour des vestiaires, ce même Retegui, de retour à Bergame, son club jusqu’à l’été dernier, a raté une occasion en or (52e), sur une mauvaise relance nord-irlandaise dans l’axe. L’attaquant d’origine argentine s’est présenté seul devant le gardien, mais a poussé trop son ballon et a buté sur Charles.
« Mon équipe a été très courageuse »
Trois minutes plus tard, Moise Kean a tenté sa chance de loin, un tir détourné difficilement en corner par Charles. Sentant que son équipe pouvait concrétiser sa domination, Gattuso – qui a remplacé en juin 2025 Luciano Spalletti après la déroute contre la Norvège (0-3) en ouverture des éliminatoires – a alors exhorté le public à encourager son équipe.
Et la libération est venue de Sandro Tonali. Après un centre de Matteo Politano repoussé par la défense adverse, le milieu de Newcastle a repris de volée le ballon et fait exploser le stade, le banc et toute l’Italie (1-0, 56e). Moise Kean a ensuite assuré la victoire à la 80e minute au terme d’un festival à droite de la surface nord-irlandaise, conclu par une frappe décroisée du gauche et un poteau rentrant (2-0).
« On a du mal en première période contre une équipe très physique, on était très nerveux, mais on a su profiter de nos occasions et, après le premier but, on a mieux réussi à s’exprimer », a estimé Tonali. « Ça n’a pas été un match facile, on s’y attendait, mais mon équipe a été très courageuse et on tient cette finale, c’est ça le plus important. Cela sera difficile, mais on y pensera demain, à ce match » contre la Bosnie, a souligné Gattuso, au micro de la chaîne de télévision Rai Uno.
L’Italie n’espère à présent qu’une chose : se débarrasser des fantômes suédois et nord-macédoniens qui l’avaient privée de la plus belle compétition de football lors des deux précédents barrages.
Le Kosovo vise l’exploit contre la Turquie
Parmi les autres matchs européens de la soirée, le Kosovo est allé battre la Slovaquie 4-3 à Bratislava pour s’offrir une finale de barrage face à la Turquie, qui a écarté de la Roumanie grâce à un but de Ferdi Kadioglu (1-0). Menés 2-1 à la mi-temps, les Kosovars ont renversé le match au retour des vestiaires, grâce à une tête de Fisnik Asllani (2-2, 47e), puis un coup franc direct de Florent Muslija (3-2, 60e), avant que Kreshnik Hajrizi ne mette fin aux espoirs slovaques d’une frappe surpuissante (4-2, 72e). La réaction de David Strelec (4-3, 90 + 4) n’a pas changé l’issue de la rencontre. Le Kosovo jouera sa première qualification pour un Mondial à domicile face à la Turquie qui tentera, elle, de retrouver une compétition qu’elle manque depuis l’édition 2002 terminée à la troisième place.
La Suède et la Pologne, vainqueurs respectivement de l’Ukraine (3-1) et de l’Albanie (2-1) se sont également offert une finale de barrage qu’elles disputeront mardi à Stockholm. Dans un match délocalisé à Valence (Espagne) en raison de la guerre en Ukraine, la Suède, portée par un triplé de son attaquant vedette Viktor Gyökeres, n’a laissé aucune chance aux Ukrainiens. L’avant-centre des Gunners a lancé la rencontre dès la sixième minute, fait le break peu après la reprise (51e), avant de tuer tout suspense sur penalty (73e). Matviy Ponomarenko a sauvé l’honneur en toute fin de match, mais la cause était entendue (90e).
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Dans l’autre demi-finale de la voie B, la Pologne, mal embarquée à domicile à Varsovie sur un but d’Arber Hoxha pour l’Albanie peu avant la mi-temps (0-1, 42e), a tout renversé au retour des vestiaires : d’abord grâce à un but de son capitaine Robert Lewandowski (1-1, 63e), puis par Piotr Zielinski qui a mis fin aux illusions albanaises (2-1, 73e).
Le dernier ticket de la zone Europe se disputera en République tchèque, victorieuse de l’Irlande aux tirs au but (2-2 ; 4 t.a.b à 3), qui recevra le Danemark, facile vainqueur (4-0) de la Macédoine du Nord.




