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La cour d’appel de Toulouse a ordonné, jeudi 8 février, un supplément d’information dans le dossier du meurtre de Delphine Jubillar, dont est accusé son mari, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de l’une de ses avocats.

A la mi-janvier, le parquet général avait fait une demande de supplément d’information – c’est-à-dire une reprise de l’enquête judiciaire dans le dossier ouvert à la suite de la disparition de Delphine Jubillar en décembre 2020 –, en raison de nouveaux éléments pouvant mériter des investigations. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a fait droit à cette demande lors d’une brève audience à huis clos, a déclaré à l’AFP Emmanuelle Franck, l’une des trois avocates de M. Jubillar.

« Estimant que les actes demandés présentent un intérêt, elle [la chambre de l’instruction] y fait donc droit et désigne pour y procéder les deux magistrats instructeurs du tribunal judiciaire de Toulouse initialement saisis », a expliqué la cour d’appel.

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Découverte d’un échange téléphonique

Selon le quotidien régional La Dépêche du Midi, ce nouvel élément, dont le parquet n’avait pas souhaité dévoiler la teneur, est la découverte d’un échange téléphonique entre un détenu et sa mère évoquant l’affaire.

Dans la conversation placée sous surveillance, le détenu incarcéré à la prison centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) pour tentative de meurtre aurait évoqué le prénom de trois personnes, dont au moins deux apparaissent dans le dossier Jubillar.

Par ailleurs, un autre témoignage sur lequel des investigations seraient également nécessaires avait été évoqué par l’un des avocats de M. Jubillar à l’issue de l’audience de la chambre de l’instruction sur la demande du parquet général, le 18 janvier. Dans cette affaire sans corps, ni aveux, ni témoin, ni scène de crime, M. Jubillar, incarcéré depuis juin 2021, nie toute responsabilité.

Delphine Jubillar a disparu de sa maison de Cagnac-les-Mines (Tarn), où le couple vivait avec leur fille de 18 mois et leur fils de 6 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en plein couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19.

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Le Monde avec AFP

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