Le siège de Meta à Menlo Park (Californie), en octobre 2021.

L’assistant d’intelligence artificielle (IA) de Meta, Meta AI, intègre désormais de nouveaux contenus provenant de médias des groupes News Corp, Prisa ou encore Le Figaro, a annoncé vendredi 13 mars le groupe américain.

« Nous sommes heureux d’annoncer de nouveaux partenariats avec plusieurs groupes de médias, parmi lesquels News Corp, Le Figaro, Prisa et Süddeutsche Zeitung » et « nous continuerons à explorer de nouveaux partenariats », déclare Meta dans un communiqué. En décembre, il avait annoncé un accord similaire avec notamment CNN, Fox News et Le Monde.

« Désormais, lorsque vous posez des questions liées à l’actualité à Meta AI, vous recevrez des informations et des liens provenant de sources de contenu plus diversifiées », assure le groupe. « Ces intégrations faciliteront l’accès à l’information en proposant des liens vers des articles, (…) tout en apportant de la valeur aux éditeurs en leur offrant la possibilité de toucher de nouveaux publics », justifie-t-il.

Les médias concernés seront rémunérés par Meta durant trois ans renouvelables, également pour l’utilisation de leurs archives pour entraîner les modèles de langage de Meta, comme Llama, a déclaré Le Figaro dans son édition de samedi. « De tels accords reconnaissent la valeur de notre travail, et l’ardente nécessité démocratique que les IA prennent en compte des sources sûres venant de médias professionnels », y souligne le directeur général du Groupe Le Figaro, Marc Feuillée.

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Procédures judiciaires

Depuis le lancement de ChatGPT, en novembre 2022, plusieurs éditeurs de presse se sont entendus avec de grands acteurs de l’IA générative pour les laisser, contre rémunération, utiliser leur production, que ce soit pour développer leurs modèles d’intelligence artificielle ou enrichir les réponses des chatbots.

News Corp (Wall Street Journal et Daily Telegraph entre autres), Le Monde, le Washington Post ou Axel Springer (Politico, Bild et Die Welt) l’ont fait avec OpenAI, le New York Times avec Amazon, Google avec Associated Press, tandis que Mistral s’est lié avec l’Agence France-Presse.

Fin août dernier, Perplexity a dévoilé une formule d’abonnement, Comet Plus, du nom de son navigateur infusé à l’IA, Comet, qui donne accès, pour cinq dollars par mois, aux contenus des médias associés comme le Washington Post, Vogue, Le Monde et Le Figaro. Perplexity s’est engagé à redistribuer 80 % des revenus générés par Comet Plus aux éditeurs de presse.

Malgré ces collaborations, plusieurs procédures judiciaires intentées par des médias contre des opérateurs d’assistants IA sont encore en cours, notamment celle du New York Times contre OpenAI, que le quotidien accuse d’avoir utilisé ses articles sans autorisation et sans contrepartie.

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Le Monde avec AFP

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