Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, avril 24
Bulletin

Les menaces d’attentats contre des collèges et des lycées, par le biais de la messagerie des espaces numériques de travail (ENT), ont concerné « à peu près 400 établissements sur une vingtaine d’académies », a déclaré, mardi 2 avril, la ministre de l’éducation nationale, Nicole Belloubet, interrogée sur RMC.

Depuis le jeudi 21 mars, des centaines d’établissements à travers la France ont été visés par ces menaces transmises au moyen des ENT qui servent de lien entre enseignants, élèves et parents. Une vidéo de décapitation a aussi été envoyée à plusieurs établissements.

« Ces messages sont entrés par les comptes personnels de nos élèves. J’ai demandé que soit suspendue la messagerie des ENT pour réinitialiser les comptes, refaire passer des consignes », a détaillé la ministre, qui a ajouté : « L’objectif est de suspendre les ENT pendant les vacances de printemps, pour faire les premiers travaux de sécurisation, et de rouvrir après les vacances. »

Elle a précisé que ce travail se faisait « en lien avec les collectivités territoriales ». Des plaintes ont aussi été déposées et des enquêtes ouvertes. Jeudi, un mineur de 17 ans a été interpellé et placé en garde à vue à Malakoff (Hauts-de-Seine), puis mis en examen et placé en détention préventive samedi, a précisé le parquet de Paris. Par ailleurs, deux élèves seront jugés au printemps en Gironde et dans les Landes, l’un pour « menaces de mort » et l’autre pour « fausses alertes à la bombe ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Menaces d’attentat : l’éducation nationale à la peine face aux piratages

« Force de sécurité mobile scolaire »

Jeudi 28 mars, s’est tenue une réunion au ministère de l’éducation nationale à propos de la sécurité numérique en milieu scolaire, pour définir « une feuille de route partagée visant à mieux sécuriser les espaces numériques de travail et les logiciels de vie scolaire, à court et moyen termes », selon la Rue de Grenelle. « Avec les représentants des élus et les éditeurs, nous allons déployer un véritable bouclier numérique », a promis Mme Belloubet dans la foulée sur X.

Ces menaces interviennent dans un contexte tendu, après l’annonce de la démission du proviseur du lycée Maurice-Ravel à Paris, le 22 mars, « par sécurité », selon lui. Il avait fait l’objet de menaces de mort en ligne à la suite d’une altercation avec une élève à qui il avait demandé de retirer son voile au sein de son établissement.

En déplacement dans un lycée professionnel à Bordeaux, vendredi 29 mars, la ministre a annoncé le déploiement pour la rentrée 2024 d’une « force de sécurité mobile scolaire » à l’échelle nationale. Elle sera composée d’une vingtaine d’agents – proviseur, psychologues, inspecteurs… – qui pourront être dépêchés dans les quarante-huit heures en cas de « crise aiguë ». Cette force « aura une mission de sécurité à l’intérieur de l’établissement, d’apaisement et de pédagogie », fait-on savoir dans l’entourage de Mme Belloubet.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Sécurité à l’école : la ministre de l’éducation nationale, Nicole Belloubet, en quête d’une riposte

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.