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« Il faut rester optimiste pour 2024 », a lancé Didier Baumgarten, le président de la Confédération nationale de l’équipement du foyer (CNEF) – qui représente 70 enseignes de distribution, des généralistes, comme But, Conforama, Ikea… aux spécialistes de la cuisine aménagée – lors de la présentation des résultats de la filière de l’ameublement, mercredi 7 février. Une formule presque incantatoire au vu de la santé du marché.

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En 2023, les ventes de mobilier aux particuliers ont chuté de 2,5 % en valeur, à 14,6 milliards d’euros et « de l’ordre de 8 % » en volume. Soit bien au-delà des prévisions de la filière, qui tablait sur une baisse de 5 %. La fin d’année a été « plus tendue », « surtout en termes de trafic dans les points de vente », a précisé Guenhaël Seveno, président de l’Istitut de prospection et d’études de l’ameublement (IPEA).

Quasi toutes les catégories ont été touchées : les meubles dits meublant, comme les tables, chaises, armoires (− 0,1 % sur un an), la cuisine intégrée (− 6,9 %), les canapés, fauteuils et banquettes (− 1,8 %), le meuble de jardin (− 4 %), le mobilier de salle de bains (− 5,6 %). Seule la literie, qui n’avait pas bénéficié comme les autres du rebond post-Covid, a tiré son épingle du jeu, avec une progression de 1,2 % en valeur en 2023.

Une « chute historique »

Même constat chez les professionnels de l’électroménager : 9,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023, soit un recul de 2,2 % sur un an (avec 63,7 millions de produits vendus), selon les données de GFK dévoilées jeudi 8 février par le Gifam, groupement des marques d’appareils pour la maison. Les gros appareils d’électroménager ont davantage souffert (− 3,6 % en valeur et − 7 % en volume) que les petits (stables en valeur et − 6 % en volume).

Après une période faste post-Covid, au cours de laquelle les Français ont renouvelé leur intérieur, le marché de l’équipement de la maison traverse une passe difficile. Même les soldes d’hiver, achevés le 6 février, n’ont pas réussi à inverser la tendance. La consommation dans les magasins de bricolage, de décoration et d’aménagement de l’intérieur a reculé, de 7 % pendant cette période par rapport à 2023 – comme le panier moyen, passé de 72 euros à 69 euros –, selon le Baromètre digital & payments de BPCE L’Observatoire.

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Les dépenses d’alimentation absorbant une grande partie de leur budget avec l’inflation, de nombreux ménages ont reporté leurs achats d’aménagement pour la maison. Mais, selon les professionnels, le vrai responsable de cet à-coup reste la crise du marché immobilier, à la suite de la montée des taux d’intérêt, qui a restreint les capacités de financement des ménages. « Entre décembre 2022 et novembre 2023, les mises en chantier sont repassées sous les 300 000 unités pour la première fois depuis 1997 », rappelle la filière du meuble. La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) parle, de son côté, d’une « chute historique » de 22 % des ventes en 2023, avec 875 000 transactions dans l’ancien, selon les chiffres annoncés mi-janvier.

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