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Travaux en cours de finition à l’intérieur de la marina olympique, à Marseille, le 27 mars 2024.

Quatre voiles de windsurf sèchent dans le hangar. A côté, une athlète de l’équipe de France s’affaire autour de l’accastillage de son 470. Plus loin, attendent, dans leur housse grise, deux 49er – dériveur ultrarapide, devenu discipline olympique en 2000 à Sidney. A l’étage du bâtiment du Pôle olympique voile Marseille, six jeunes occupent les sièges de la « tisanerie » avec vue sur les îles du Frioul. Aux murs, des photos des champions qui vont composer l’équipe de France. Ils sont les premiers à pratiquer la nouvelle marina olympique, spécialement construite et aménagée sur l’ancienne base nautique du Roucas-Blanc pour les épreuves de Paris 2024.

L’inauguration du site aura lieu mardi 2 avril, ouvrant le compte à rebours d’ici à l’arrivée de la flamme olympique à bord du trois-mâts Belem, au Vieux-Port de Marseille, le 8 mai. Les derniers travaux d’aménagement s’achèvent, mercredi 27 mars, et si l’on aperçoit encore des grilles de protection et quelques engins de chantier, le lieu est prêt.

La marina de quelque 7 000 m2 a été réalisée autour d’un plan d’eau réaménagé et sur 17 000 m2 de terrain de mise à l’eau, stockage et parking. L’ensemble de béton blanc brossé, allégé par de grandes verrières et des piliers, est composé de quatre bâtiments aux allures élégantes et sobres : deux d’entre eux abriteront les ateliers techniques de ville et les associations liées aux pratiques nautiques et la protection de la diversité.

Hervé Menchon, adjoint au maire de Marseille chargé du littoral et de la biodiversité marine, à Marseille, le 27 mars 2024. Hervé Menchon, adjoint au maire de Marseille chargé du littoral et de la biodiversité marine, à Marseille, le 27 mars 2024.

Le centre municipal de voile est situé au centre de l’arc que forment les bâtiments avec ses salles de classe portant les noms de vents (sirocco, tramontane, levant), son préau d’accueil, ses vestiaires et ses casiers. Juste avant le pôle de la Fédération française de voile (FFV), un immense hangar à bateaux arbore ses hauts plafonds permettant d’y ranger les voiliers sans avoir à démâter. « La marina est un outil unique qui va permettre de s’entraîner dans un confort formidable pendant et après les Jeux », s’enthousiasme Mathilde Mermod, chargée de la communication de la FFV. Le centre d’entraînement peut accueillir jusqu’à 180 sportifs.

L’installation aura coûté 49,2 millions d’euros, dont 31 millions pour les travaux maritimes. Il a fallu creuser le plan d’eau, évacuer des tonnes de vase polluée pour le rendre à nouveau navigable et créer un courant permettant à la faune de revenir. « On aura deux stades à Marseille, le Vélodrome et la marina. On veut faire de la mer, cet élément naturel longtemps oublié, un élément de fierté autant que le foot », assure Hervé Menchon, adjoint à la mer à la mairie de Marseille. L’élu (Europe Ecologie-Les Verts) entend présenter la nouvelle marina comme un emblème écolo de la ville.

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