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Le secteur du numérique va devoir se familiariser avec un nouveau visage : Marina Ferrari. La députée (MoDem) de la 1re circonscription de Savoie a été nommée secrétaire d’Etat chargée du numérique du gouvernement de Gabriel Attal. Elle remplace Jean-Noël Barrot qui devient ministre délégué chargé de l’Europe.

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« Transformation numérique, régulation des réseaux sociaux, accès au très haut débit pour tous, souveraineté numérique : je poursuivrai avec détermination et humilité les chantiers engagés par Jean-Noël Barrot, Cédric O et Mounir Mahjoubi », les trois ministres du numérique d’Emmanuel Macron depuis son élection de 2017, a réagi sur X (ex-Twitter), la nouvelle secrétaire d’Etat.

Née le 10 octobre 1973 à Aix-les-Bains (Savoie), diplômée de l’Institut des hautes études internationales (IHEI) et titulaire d’un diplôme de troisième cycle en relations internationales et défense, Marina Ferrari découvre le numérique chez Lunabee Studio, une entreprise française spécialisée en création d’applications mobiles, en tant que cadre administratif et commercial. Elle quitte ses fonctions lorsqu’elle devient députée en juin 2022.

Rétrogradation du numérique en secrétariat d’Etat

Secrétaire de la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, Marina Ferrari était peu active sur les sujets numériques à l’Assemblée nationale et inconnue du petit monde de la French Tech. Interrogés par Le Monde, plusieurs acteurs du secteur, élus, conseillers, investisseurs, disent ne pas la connaître. Pour beaucoup, sa nomination est perçue comme une décision politique, en faveur du MoDem, le parti de François Bayrou. Son prédécesseur, Jean-Noël Barrot, est également élu du MoDem.

Les différentes personnes interrogées regrettent aussi la rétrogradation du numérique en secrétariat d’Etat et non plus en ministère délégué, au moment où l’intelligence artificielle (IA) promet de transformer de nombreux pans de l’économie. Marina Ferrari devra notamment accompagner la mise en œuvre de l’IA Act, le projet de règlement européen sur l’intelligence artificielle. Si elle a validé le texte le 2 février, la France a émis de nombreuses réserves sur cette législation européenne, craignant, notamment, qu’elle freine le développement des start-up dans ce domaine.

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Marina Ferrari devra aussi trouver les moyens de revigorer une French Tech au creux de la vague. Les start-up du numérique n’ont levé que 8,32 milliards d’euros en 2023, contre 13,5 milliards en 2022 et 11,6 milliards en 2021. Dans les télécoms, il lui faudra surveiller la fin du déploiement de la fibre optique, chantier qui suscite de nombreuses tensions entre Orange et les autres opérateurs.

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