Le général Assimi Goïta, chef de la junte au Mali, à Bamako, le 23 décembre 2025.

Leur libération met à mal la fermeté officiellement affichée par la junte du général Assimi Goïta face aux groupes djihadistes qui gangrènent le Mali. Elle ressemble, surtout, à un aveu de faiblesse face au Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida, qui tente de l’asphyxier économiquement depuis plusieurs mois.

Mi-mars, environ 200 djihadistes présumés ont été libérés par les autorités en échange d’une trêve sur les attaques de convois de carburant menées par le GSIM, rapporte l’Agence France-Presse. S’il est difficile de confirmer l’identité exacte de ces individus, s’il s’agit de réels combattants ou de civils seulement soupçonnés de complicité avec les groupes armés, une source sécuritaire a assuré au Monde qu’au moins une quinzaine de « djihadistes aguerris, parmi lesquels quelques cadres », font partie des hommes libérés.

Ces derniers mois, la pression djihadiste sur la junte du général Goïta n’a cessé de s’accentuer. Depuis septembre 2025, la branche locale d’Al-Qaida, dirigée par Iyad Ag Ghali, a décrété un blocus sur les importations de carburant depuis les pays voisins du Mali, incendiant des camions-citernes et érigeant des barrages sur les routes menant à Bamako.

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