Les clubs français n’iront pas plus loin en Ligue Europa, l’Oympique lyonnais (OL) et Lille (LOSC) ayant été éliminés, jeudi 19 mars, en huitièmes de finale.
Réduits à dix dès la 19e minute, les Lyonnais ont été sortis après leur défaite au Groupama Stadium contre les Espagnols du Celta Vigo (0-2). A l’aller, les deux formations s’étaient séparées sur un score de parité (1-1).
L’OL s’est rapidement retrouvé en infériorité numérique après l’exclusion du Sénégalais Moussa Niakhaté pour un geste mal maîtrisé sur Javi Rueda mais, dès la 2e minute, Nicolas Tagliafico aurait pu lui aussi recevoir un carton rouge, également pour une action maladroite sur ce même Rueda, sans que la vidéo assistance n’intervienne. L’Argentin a fini par être exclu au bout du temps additionnel après un deuxième avertissement (90 + 6).
En supériorité, les Galiciens ont finalement pris l’avantage à l’heure de jeu avec un but inscrit par… Rueda servi par Hugo Alvarez après un débordement sur l’aile gauche (1-0, 61e). Auparavant, le gardien lyonnais, Dominik Greif, avait plusieurs fois retardé l’échéance.
Semaine difficile pour Moussa Niakhaté
Sur l’ensemble de la rencontre, l’OL a été assez inoffensif en ne se créant qu’une seule occasion : alors que les deux formations étaient encore à égalité numérique, sur un centre du Brésilien Endrick, l’Ukrainien Roman Yaremchuk n’a pas eu la vivacité nécessaire pour reprendre le ballon et marquer (13e). En fin de match, les Galiciens ont toujours fait planer la menace d’une contre-attaque, leur style de jeu préférentiel. Et c’est sur ce type de situation que Ferran Jutgla a achevé les espoirs lyonnais avec le but du 2-0 (90 + 2).
« La clé du match a été l’exclusion de Moussa Niakhaté », a déclaré l’entraîneur de Lyon, le Portugais Paulo Fonseca. « Le carton rouge est arrivé très vite (…). C’était donc très difficile surtout avec la qualité affichée par le Celta », a-t-il ajouté.
Les Rhodaniens, qui avaient enchaîné une série de treize victoires consécutives toutes compétitions confondues, restent maintenant sur sept matchs sans succès. Maigre consolation pour l’OL : cette élimination prématurée – après avoir terminé premier de la phase de ligue – va alléger le calendrier de la fin de saison avec uniquement le championnat à jouer et une nouvelle qualification européenne à préserver, l’ambition initiale. En deux semaines, le club lyonnais a été éliminé de la Ligue Europa et de la Coupe de France, par Lens (2-2, 5-4 t.a.b.), face à qui Niakhaté avait manqué son tir au but.
Ces dernières quarante-huit heures ont d’ailleurs été difficiles pour le Sénégalais avec la perte du titre de champion d’Afrique sur tapis vert prononcée par la Confédération africaine de football (CAF), mardi, au profit du Maroc. « Cela ne doit pas être facile à vivre pour lui en ce moment. Nous allons le soutenir. Nous sommes là, c’est cela aussi une équipe », a déclaré Paulo Fonseca.
Lille tombe encore contre Villa
De son côté, Lille n’a pas réussi à écrire le bout d’histoire qu’il espérait chez Aston Villa, où une défaite 2-0 a aussi mis fin à son parcours européen. Le revers 0-1 du match aller avait mis l’équipe de Bruno Genesio au pied du mur et elle subit la loi du club anglais, comme en 2024 en quart de finale de Ligue Conférence.
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La copie rendue à la mi-temps était proche du néant pour des Dogues sans mordant, ni grande ambition, incapables de la moindre projection vers l’avant. Le gardien argentin Emiliano Martinez, auteur d’une séance de tirs au but fatale au club français il y a deux saisons, a récidivé avec un dégagement rapide à l’origine de l’ouverture du score signée de John McGinn (1-0, 54e). Le deuxième but est venu du très riche banc des remplaçants avec Ollie Watkins à la passe et Leon Bailey à la finition (2-0, 86e).
Porteur du brassard, Olivier Giroud a touché plus de ballons lors de la seconde période, bien plus animée, et il en a même envoyé un dans les filets, sur une belle volée du gauche, mais il était hors jeu (61e). L’ex-attaquant des Bleus, à 39 ans, a peut-être disputé son dernier match en coupe d’Europe.
« Je pense qu’on a tout donné. Maintenant, j’aurais aimé qu’on marque pour les faire douter. (…) C’est frustrant mais on peut être fiers de nous », a-t-il déclaré sur Canal+. Lille « a beaucoup de qualités mais doit encore beaucoup apprendre », a souligné Bruno Genesio.
Strasbourg se fait peur mais passe
L’éclaircie du jour pour le football français est venue du RC Strasbourg, tenu en échec à domicile par Rijeka (1-1), mais qui a fini par éliminer le club croate grâce à son avantage acquis au match aller (2-1), pour se qualifier en quarts de finale de la Ligue Conférence. Les Strasbourgeois affronteront les presque voisins de Mayence en avril, la ville allemande étant située à environ 160 kilomètres.
Contrairement à sa victoire en Croatie, où il avait ouvert le score au bout d’une minute et douze secondes, le club alsacien a eu toutes les peines du monde à marquer. Pire, il s’est retrouvé mené par Rijeka, quand Toni Fruk a remis les compteurs à zéro sur l’ensemble des deux matchs, dès la 21e minute, bien trouvé par Amer Gojak.
Le match a alors pris une tournure inattendue et inquiétante pour les joueurs de Gary O’Neil, premiers de la phase de ligue et toujours invaincus dans la compétition, mais terriblement maladroits, jusqu’à ce que Sebastian Nanasi, entré en jeu à la 62e minute, ait l’intelligence et la justesse technique d’attendre le déplacement de Valentin Barco dans la surface pour trouver l’infatigable milieu de terrain argentin, auteur de l’égalisation de près (1-1, 71e). Strasbourg a alors tenu bon, inquiété jusque dans les derniers instants de la rencontre par le club croate, tout proche d’un nouveau but après un corner (90 + 3).



