Margrethe Vestager, ancienne commissaire chargée d’une Europe adaptée à l’ère numérique, lors d’une conférence de presse, au siège de l’UE à Bruxelles, le 23 février 2022.

En trouvant un accord commercial avec l’administration Trump, qui inflige des droits de douane non réciproques de 15 % aux produits européens, la Commission européenne pensait avoir évité l’escalade commerciale avec les Etats-Unis. L’accord était « imparfait », certes, mais au moins il devait apporter « stabilité » et « prévisibilité » aux entreprises, répétait-on à Bruxelles. C’était compter sans Donald Trump. Lundi 25 août, quatre jours après la publication de la « déclaration conjointe » précisant les termes de l’accord sur les droits de douane, le président américain a fait valdinguer les vagues espérances européennes, le temps d’un message assassin sur son réseau Truth Social.

Dans ce texte, il menace à nouveau d’imposer des « droits de douane substantiels » aux pays qui ne supprimeront pas leurs « taxes numériques et réglementations sur les marchés numériques (…) conçues pour nuire ou discriminer la technologie américaine ». L’Union européenne (UE) n’est pas citée, mais elle est visée. En publiant un tel message, Donald Trump donnait raison aux experts européens qui dénonçaient la faiblesse d’un accord commercial, bâti sur du vent, pouvant être soufflé en quelques secondes.

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