
Le gouvernement passe à l’acte. Près de deux semaines après qu’un rapport de l’inspection générale des finances, épinglant la gestion de l’Ordre des médecins, a fuité dans Le Canard enchaîné, le ministère de la santé a fait savoir, mardi 31 mars, qu’il s’emparait du sujet, relayant les vives critiques portées par les inspecteurs sur le fonctionnement de cette instance nationale, qui compte 103 conseils départementaux. La ministre, Stéphanie Rist, a demandé au Conseil national de l’ordre des médecins de vérifier si « les conditions pouvant conduire à la dissolution » du conseil de Paris étaient « remplies », comme l’ont préconisé les inspecteurs. Elle proposera, « le cas échéant », à l’Agence régionale de santé de prononcer la mesure.
Il n’y a pas que le conseil parisien qui est ciblé : l’inspection générale des finances vient d’effectuer un signalement au procureur de la République de Paris, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, concernant l’instance des médecins au niveau national, mais aussi l’ordre des pharmaciens et celui des chirurgiens-dentistes. Ce sont désormais trois institutions ordinales qui sont mises en cause pour leur gestion financière et pour des manquements dans l’exercice de leur mission disciplinaire, passées au crible par les inspecteurs entre septembre et octobre 2025.
Il vous reste 71.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




