Donald Trump affirme que les Etats-Unis pourraient « s’emparer du pétrole iranien » et prendre « très facilement » l’île de Kharg
Après le Venezuela, l’Iran ? Donald Trump a affirmé vouloir « prendre le pétrole en Iran » et a prévenu que l’armée américaine pouvait prendre « très facilement » le contrôle de l’île de Kharg, un site pétrolier essentiel pour l’Iran, lors d’un entretien au Financial Times diffusé dimanche soir.
Dans cet entretien publié, Donald Trump a affirmé que sa « préférence serait de prendre le pétrole », comparant une telle option à la situation au Venezuela, où Washington entend contrôler l’industrie pétrolière « indéfiniment » après la capture, en janvier, du dirigeant Nicolas Maduro. « Pour être honnête, ce que je préfère, c’est prendre le pétrole en Iran, a déclaré Donald Trump. Mais certains imbéciles aux Etats-Unis disent : “Pourquoi faites-vous cela ?” Ce sont des imbéciles. »
Une telle opération impliquerait notamment la prise de l’île de Kharg, par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes. « Peut-être que nous prendrons l’île de Kharg, peut-être que non. Nous avons beaucoup d’options (…) Je ne pense pas qu’ils aient la moindre défense. Nous pourrions la prendre très facilement », a assuré le président américain.
Cible, à la mi-mars, d’une attaque américaine, cette bande de terre située dans le nord du golfe abrite le plus grand terminal pétrolier de l’Iran qui assure environ 90 % de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan.
Les Etats-Unis ont renforcé leurs forces dans la région, le Pentagone ayant ordonné le déploiement de 10 000 soldats entraînés à la prise et au contrôle de territoires. Environ 3 500 militaires sont arrivés vendredi, dont près de 2 200 marines, tandis que d’autres renforts sont en cours d’acheminement, notamment issus de la 82e division aéroportée.
Une attaque contre ce terminal d’exportation comporterait toutefois des risques, notamment celui d’alourdir le bilan des pertes américaines et de prolonger le conflit.




