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Plusieurs centaines de manifestants, entre 3 000 et 4 000 selon les organisateurs, ont défilé samedi 20 janvier à Toulouse contre la loi « immigration », adoptée le 19 décembre 2023, et sur laquelle la position du Conseil constitutionnel est attendue le 25 janvier. Cette manifestation se tient à la veille d’une grande journée de mobilisation, dimanche, contre la loi, dont l’adoption a provoqué une crise ouverte au sein de la majorité présidentielle.

« C’est insupportable de s’en prendre aux plus faibles ! », a lancé Marianne Delacourt, par une météo glaciale mais ensoleillée à Toulouse. Venue réclamer l’abrogation de la loi et « dénoncer la préférence nationale, qui est antirépublicaine », la conservatrice de bibliothèque de 58 ans, écharpe multicolore au cou, a confié avoir été « furieuse et triste » lorsque la loi a été votée.

Lire le reportage | Article réservé à nos abonnés Les opposants à la loi « immigration » se mobilisent

« C’est dans la peur de l’autre que meurt notre humanité »

Pablo, un artisan de 34 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, est venu dénoncer « la direction que le pays est en train de prendre ». « Ce n’est pas comme ça que je vois la démocratie et la société », a-t-il poursuivi, alertant contre la possibilité que la France se dirige vers « un Etat fasciste ».

« L’immigration, c’est une richesse », a lancé David Robelin, 48 ans et membre de la CGT-Inrae, regrettant une « loi inutile, injuste ». « On ne va pas se refermer sur nous-mêmes ! Il va falloir encore lutter pour les droits de tout le monde », a-t-il dit en soupirant.

En fin de manifestation, sous les platanes de l’esplanade bordant le jardin des plantes de Toulouse, les pancartes fustigeaient une loi sur l’immigration porteuse d’un « racisme d’Etat ». « C’est dans la peur de l’autre que meurt notre humanité », clamait une autre pancarte.

Adopté au forceps par le Parlement, le texte restreint le versement des prestations sociales pour les étrangers, instaure des quotas migratoires, remet en question l’automaticité du droit du sol et rétablit un « délit de séjour irrégulier ».

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Le Monde avec AFP

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