Emmanuel Grégoire, après avoir été investi lors de la séance inaugurale du conseil municipal, à l’Hôtel de ville de Paris, le 29 mars 2026.

« Sur le logement, il faudra aller vite et fort. Parce que c’est la première préoccupation des Parisiennes et des Parisiens : trouver un logement, payer son loyer. » Aussitôt investi, dimanche 29 mars, pour succéder à Anne Hidalgo, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a fait du logement une priorité, alors que la capitale continue de perdre inexorablement des habitants. Au 1er janvier 2023, la ville en comptait encore 10 000 de moins que l’année précédente, selon les derniers chiffres de l’Insee, publiés en décembre 2025.

A Paris, les prix de l’immobilier dépassent 9 500 euros le mètre carré. La pénurie de l’offre locative fait s’envoler les loyers. Dans le même temps, près d’un logement sur cinq reste inoccupé, parce qu’il est vacant ou utilisé comme résidence secondaire. « On doit pouvoir encore, quand on naît quelque part en France, rêver de s’installer à Paris », lâche le nouvel édile.

Pour permettre aux classes moyennes et aux classes populaires de vivre dans la capitale, M. Grégoire s’engage à créer 30 000 nouveaux logements sociaux et 30 000 autres « abordables ». Cette catégorie inclut des logements intermédiaires (proposant des loyers inférieurs de 10 % à 15 % au marché), des logements produits par la foncière de la Ville (chargée d’acheter des immeubles, confiés à des bailleurs sociaux, qui louent 25 % moins cher que le marché) et du bail réel solidaire, un mécanisme d’accession sociale à la propriété dissociant le foncier et le bâti.

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