Le régime de Téhéran a démontré, samedi 21 et dimanche 22 mars, sa volonté de poursuivre l’escalade, alors que la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël en Iran est entrée dans sa quatrième semaine. Malgré plus de 1 500 frappes menées sur son territoire depuis le début de l’opération « Fureur épique », et des dommages chaque jour plus colossaux sur son arsenal de missiles et son industrie militaire, le week-end a été marqué par l’affichage de sa capacité de nuisance.
Samedi, l’Iran a ainsi osé franchir un nouveau palier, en tirant pour la première fois deux missiles balistiques à plus de 4 000 km de ses côtes. Ils visaient Diego Garcia, une île située au milieu de l’océan Indien et l’une des principales bases arrière des Etats-Unis pour leurs opérations au Moyen-Orient et dans l’Indo-Pacifique. Selon des sources officielles américaines, l’un de ces missiles a perdu sa trajectoire en vol et le deuxième a été intercepté.
Si la frappe iranienne ne représentait qu’une menace fort hypothétique, elle constitue toutefois une surprise stratégique, Téhéran ayant toujours affirmé que son programme balistique ne comportait pas de vecteurs d’une portée de plus de 3 000 km. Des dénégations auxquelles les Occidentaux accordaient peu de crédit, mais qui n’avaient jamais été contredites jusqu’à présent par des tirs opérationnels. Cette limite de portée avait été édictée par le Guide suprême, Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne le 28 février. Ces missiles pourraient être de type Khorramshahr-4, des vecteurs que l’Iran avait dévoilés en 2023 mais qui n’étaient pas considérés comme opérationnels jusqu’ici.
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